META ça vous parle ? Instagram, Facebook, Threads…
C’est ma kryptonite, surtout Insta !
Je suis tombée dedans (comme Obélix) quand j’étais en arrêt maladie. Incapable de bouger, de faire quelque chose de constructif, j’ai passé des semaines devant mon écran de téléphone. Je scrollais encore et encore jusqu’à la nuit tombée. J’étais tellement vidée que mon cerveau n’avait plus la capacité de s’en détacher.
Les algorithmes sont bien faits. Si vous vous intéressez à un sujet, vous allez pouvoir vous en gaver. L’application est intarissable.
On y voit les rêves qu’on voudrait réaliser, les lieux qu’on aimerait découvrir, les gens à qui on aimerait ressembler. Oui mais… On reste toujours devant un téléphone et au final on ne fait rien.
Je ne préfère même pas penser au but réel de ce genre d’applications, derrière l’image de façade, car ça me déprime. Ce qui me rend le plus triste c’est d’être aussi influençable et de voir avec quelle facilité on peut se ranger dans le troupeau.
Alors oui, il n’y a pas que des côtés négatifs. Ça permet aussi de garder du lien avec des gens éloignés, ou d’obtenir de la visibilité pour son activité par exemple. Mais moi, ça me fait du mal.
Je me rends compte que ça m’a rendu dépendante. Je n’ai jamais bu à outrance, jamais fumé, jamais pris de médicament créant une accoutumance, mais j’imagine que le mécanisme est globalement le même. On a besoin de son shoot régulier. Ouvrir l’application, checker si on a des messages, des commentaires, des likes.
On court après cette forme d’attention, d’admiration.
« TENIR UN BLOG C’EST PAREIL ! »
C’est bon pas la peine de crier j’ai entendu. Et je vous le dit, rien à voir…
Mauvaise foi moi ? Peut-être un peu. Mais je n’ai jamais caché que j’avais besoin d’attention.
Bref quand même, j’y vois une grosse différence. Là j’écris, je relis, je peaufine (j’oublie des fautes…) et je mets en ligne. Ensuite je retourne à ma vie bien réelle, je vis des expériences, et je reviens pour vous raconter (ENCORE) ma vie. Mais au moins cette vie, la seule que j’ai, je la vis vraiment.
Alors même si je ne suis pas sortie d’affaire, réouvrir mon blog c’est un peu ma thérapie. Déjà, mes chers anciens lecteurs, j’espère que vous verrez à quel point « il est vachement plus chiadé qu’avant ».
Pour les petits nouveaux, je vous remercie de m’offrir un peu de votre temps pour m’aider dans ma névrose. Mais promis cela ne créera pas d’accoutumance…
Quoique… 😉
Image by Biljana Jovanovic from Pixabay
