Est-ce que vous vous êtes déjà rendu compte à quel point le temps passe différemment, que l’on soit en famille ou avec des amis, au travail, en promenade… Je pense que l’on éprouve chacun différemment, en fonction de notre activité, le passage du temps.
Il y a la journée interminable où chaque seconde pèse une éternité et ces journées qui sont déjà terminées alors que tu n’avais pas envie de les arrêter.
Outre les moments personnels avec mes proches qui sont pour moi les plus précieux, il y a deux activités qui se distinguent particulièrement dans ma vie et qui me font perdre la notion du temps.
Je vais résumer ça en deux mots :
Art et Nature
La nature
Plus jeune, je ne m’étais pas vraiment aperçu de ce lien avec elle. Mais plus je vieillis, et plus cet appel se fait présent.
A l’époque où j’allais mal, je n’avais qu’une obsession, marcher dans la nature. J’avais besoin de me perdre dedans, et de pousser mes limites physiques pour me sentir en vie. Oui certes mes limites sont assez vite atteintes, on ne se moque pas. La randonnée pour moi c’est l’équivalent d’un camp d’entrainement du GIGN. Chacun ses capacités !
La contemplation de l’océan, la découverte de paysages de montagne, les lacs, les rivières… Tous ces lieux sont synonymes de ressourcement. A la condition quand même qu’ils ne soient pas bondés. Regarder un paysage, même magnifique, écrabouillée entre deux touristes, très peu pour moi.
Il me faut ma « sérénité », que je sois seule ou, ce que je préfère par dessus tout, accompagnée des personnes qui m’emplissent de bonheur chaque jour.
Dans la course du quotidien pourtant, j’oublie d’aller me ressourcer dans la nature. Enfin quand je dis j’oublie… Pas le temps, pas l’énergie, il faut prendre la voiture et je vais aller où… Des excuses oui. Je suis super forte pour en trouver !

Heureusement chez nous, même en pleine ville on peut trouver de la nature (entre deux périodes avec les touristes). Ça aide d’habiter près d’un lac ! Alors dès qu’il y a un rayon de soleil, ma moitié et moi nous allons nous balader. Le lieu n’a pas tous les bienfaits de la pleine nature mais pour autant, j’adore ces moments avec mon amoureux.
Vivement le printemps !!
L’art
Mon autre péché mignon.
Quand je parle d’art, il faut lui mettre un grand A. Car ce mot englobe toutes ses formes, la musique, le cinéma, l’écriture, l’expression artistique et j’en passe.
On peut le contempler / l’écouter, on peut aussi le créer. Les deux me font perdre la notion du temps mais j’avoue que la pratique l’emporte sur le côté spectateur.
J’aime mettre la main à la pâte. Finir les doigts plein de peinture, avoir les vêtements parsemés de paillettes dorées, tenter des techniques, m’arrêter de respirer, être désespérée par ce que je suis en train de faire, rattraper le coup, avancer, et enfin signer.
Dernièrement je me suis lancée dans une toile. Je vous en parlerai plus en détails dans un prochain article mais je vous mets la base en photo. Je mets toujours du temps pour « trouver le temps » de m’y mettre. Il faut que mon esprit puisse se libérer, être dans ma tâche. J’ai aussi besoin de prendre de la place et quand je parle d’espace j’entends envahir la table à manger avec mon drap de protection (paix à ton âme petit drap housse !), sortir mes pinceaux, la peinture et faire des mixtures telle une apothicaire.
Quand je lance le premier coup de pinceau c’est le saut dans l’inconnu. Est-ce que l’idée va prendre forme ou est-ce que je vais avoir envie de pleurer… Mais petit à petit, le doute laisse place à la concentration. Si je lâche mon pinceau c’est la cata. Si je ne fais pas attention, c’est la goutte de peinture qui part et paf… ou plutôt splouch… et c’est… (tout le monde suit ?) la cata !
Je regarde l’horloge du micro-ondes, il est 21h. J’ai le temps. Je prévois de m’arrêter vers 22h30 maximum. Demain il faut être en forme. Les gestes hésitants du début de soirée laissent place à plus d’assurance. Mais attention, qui dit confiance dit aussi risque de déconcentration. Pas de ça ici malheureux. Alors je redouble de vigilance pour éviter… ben oui, la cata.
Je sens que je commence à fatiguer, je dois approcher de mon heure de coucher. Je lève le nez pour vérifier. Minuit… Ah oui ?
Finalement j’étais moins fatiguée qu’il n’y parait. Je n’ai pas vu passer le temps. Il me reste encore beaucoup de travail pour cette toile mais je sens que je suis sur la bonne voie. Hâte de vous montrer ça.
A vous, laissez-moi un petit commentaire pour me dire ce qui vous fait perdre la notion du temps.
Moi je retourne à mes pinceaux j’ai du boulot !
Crédit photos : Norine
