Oublie que t’as aucune chance, vas y fonce

En ce premier jour de temps partiel de toute ma vie, je répète cette phrase en boucle. C’est un grand sage qui l’a prononcée (merci Jean-Claude !).

Et pourquoi je me répète ça en boucle ? Pour me donner du courage. Celui d’avancer, d’assumer, de tenter. La vérité, c’est que depuis plusieurs années je fais un pas en avant, 10 pas en arrière, puis un grand bon en avant, et… je me mets en état végétatif sur mon canapé.

C’est pas avec ça qu’on va y arriver… Mais j’imagine que ça fait partie du processus. On n’avance pas tous de la même façon ni au même rythme. Moi j’ai besoin de réfléchir longtemps…Trèèèèèès longtemps… avant de me lancer.

Est-ce que je suis prête maintenant ? Non évidemment. Si on attend d’être prêt, bah on fait rien en fait. Parce qu’on est jamais prêt, jamais assez préparé, jamais assez formé et ce n’est, jamais, le bon moment…

Et c’est là que la phrase du début prend tout son sens. Faire taire ses peurs et ses doutes, et y aller quand même. Le résultat, on ne peut pas l’anticiper, mais on peut faire et, en faisant, ou plus souvent en se trompant, apprendre.

Comment ça je prêche des convaincus ? Ah mais si vous, vous le saviez déjà, sachez que c’est pour moi que j’écris ça. Pour ma petite tête qui a besoin de l’imprimer une bonne fois pour toute. Pour calmer mon petit coeur qui tachycarde et mes mains qui tremblent. Excusez-moi d’être l’ignorante sur ce blog !

Moi drama ? Passons…

Du coup, vous vous demandez comment j’ai occupé cette journée de libre ? Comme vous réclamez, voici un petit récapitulatif.

  • Petite séance de sport matinale, histoire de se réveiller. En douceur quand même. Des squats, des « je sais pas comment ça s’appelle » mais debout, tu lèves le genou et tu ramènes le coude opposé, et quelques pompes, sur les genoux parce que j’ai 42 ans, et que je commence à les sentir.
  • J’ai enchaîné en payant mon premier appel de cotisations de l’URSSAF (289 €, ça fait mal). Grosse hésitation sur le fait de payer ma cotisation à la Maison des artistes, mais pour l’instant je ne l’ai pas fait. Sentiment de légitimité, où es-tu ?
  • Puis, je suis sortie dans une température négative pour profiter d’un soin énergétique et bien démarrer cette nouvelle année avec des énergies toutes propres.
  • Ensuite, repas avec mon fils, petit croquis sur la tablette et peinture tout l’après-midi. C’était trop bien. Je veux en faire mon métier !

Je termine tranquillement la journée en vous écrivant ces quelques mots, mon chat qui me réchauffe les jambes en mode bouillotte.

Si je m’écoute, je n’ai pas assez fait aujourd’hui, je suis en retard, je n’y arriverai jamais. Mais comme on a décidé d’arrêter d’écouter ma petite voix intérieure, que nous allons solennellement baptiser Micheline, et bien on va tous ensemble crier un bon :

TA GUEULE MICHELINE !

Ça fait du bien, c’est gratuit, ça recentre.

On souffle un coup. Demain est un autre jour. Il y aura toujours quelques heures pour avancer les projets. Et puis de toute manière, on se retrouve mardi prochain !!!

Publié par Norine

Je suis moi, juste moi. Et j'aime écrire sur tout et rien parce que c'est ça qui me plait. Chaque jour, les situations auxquelles nous sommes confrontées génèrent en nous des émotions : tristes, palpitantes, drôles... Je vous les raconte...à ma façon. Des fois ça fait rire les enfants, mais aussi les grands, ça dédramatise les situations, ça permet de réfléchir aussi. Alors si toi aussi tu cherches à rendre ta vie plus douce, bienvenue ici, j'espère que je réussirai à t'arracher ce petit rire qui me plait tant. :)

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