Désormais plus rien ne m’arrête !!!
Libérée….
ok ok c’est bon j’arrête ! Ça va les traumatisés des BO Disney, laissez-moi m’exprimer.
Quelle belle entrée en matière pour vous parler aujourd’hui (oui, un coup je tutoie, un coup je vouvoie. Je sais pas trop où en est notre relation…).
Je suis comment dire, dans une sorte d’euphorie mêlée à une grande fatigue, ca donne un cocktail qui va faire mal au crâne.
Alors pour l’art aujourd’hui on repassera, je n’ai pas eu le temps de toucher un pinceau. Mais finalement comme on va parler d’esthétique, j’ai envie de dire qu’on se rapproche quand même du thème général. Je vous laisserai raccrocher les wagons !
De quoi je me suis libérée aujourd’hui ?
Je vous mets la réponse en images (celui qui me sort qu’il ne voit pas, ou que j’ai juste des rides en plus, il va se prendre UNE BRANLEE !).


Même écharpe, certes, mais pour moi un monde sépare ces deux photos.
Pendant toute ma vie d’adolescente et de jeune adulte, je me suis conditionnée en me disant, c’est pas grave, il y a pire dans la vie. Oui évidemment qu’il y a pire !
A cette époque, j’évitais de sourire à pleines dents et encore plus d’être prise en photo comme ça.
Je croisais des enfants qui disaient à leurs parents « mais pourquoi la dame elle a les dents toutes tordues ? ». Je voyais les regards changer quand la personne en face de moi s’apercevait que j’avais les chicos de travers.
« Mais c’est pas grave. C’est comme ça. Tu es aimée quand même. Ça fait mal mais fais comme si ce n’était rien. De toute manière tu seras toujours comme ça ».
L’harmonie dans la construction d’une image, cette recherche d’équilibre esthétique, se retrouvent dans l’art. Le regard sera plus facilement attiré par de belles proportions que par un portrait où un oeil dit merde à l’autre. Encore que, ça se discute certainement suivant les époques !
Mais quand l’oeuvre c’est ta gueule, bah c’est pas la même !
Les traits de fusain se transforment en arrachages de dents et les coups de pinceaux en ustensiles d’orthodontie qui viennent te maltraiter régulièrement.
Plus de deux ans et demi de traitement. Et maintenant que c’est terminé, je peux le dire, si c’était à refaire, je le referais… même 20 ans plus tôt ! (mais heu pas maintenant hein, je profite…).
Pourquoi je vous raconte ça ?
Je crois que c’est pour donner un peu de courage à ceux qui hésitent encore ou se disent qu’ils n’y arriveront jamais. Que le traitement, c’est juste moche et ça fait mal.
Moi, j’étais terrorisée. Comme quand j’ai refusé, enfant, d’avoir un traitement. J’avais peur de la douleur, de devoir supporter encore plus le regard des autres et les moqueries associées, de ne pas tenir sur la durée…
Heureusement, j’ai eu le soutien de mes proches, notamment de mon chéri que je remercie tellement, et de mes ami(e)s.
Je souhaite bon courage à ceux qui se reconnaîtront et qui sont toujours en cours de traitement. Je vous aime et vous en verrez le bout bientôt aussi !
Et maintenant je n’ai plus qu’à tenir cette promesse que je me suis faite au début du traitement.
