Overdose d’émotions ou véritable pouvoir créatif ?

Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui j’ai envie de vous parler de quelque chose de plus personnel. 

Mes émotions. 

Si je ne les canalise pas, elles deviennent trop puissantes et parfois difficilement contrôlables. Preuve en est que j’écris ces premières lignes lundi 23/03 à 23h59 exactement, en pleine crise d’anxiété. 

Car oui, pendant longtemps, le soir avant de m’endormir, je sentais la peur m’envahir. Heureusement, depuis plusieurs mois (oui, on parle de mois et j’ai 43 ans !!) je peux enfin m’endormir en paix. Sauf quand j’abuse d’une série Netflix comme aujourd’hui. 

Je ne vous souhaite pas de ressentir ça un jour. Cette boule qui enserre le coeur. Cette peur qui vient envahir vos viscères. Vos sens qui se mettent en alerte et votre souffle qui se rend imperceptible afin d’écouter tous les bruits alentours. C’est une vraie torture. 

Heureusement pour moi, avec un peu de travail sur mes traumas (entendez par là des années de galère et des séances de psy), j’arrive enfin à passer ces épisodes plus facilement, à me raisonner et me dire que je suis chez moi, en sécurité (j’y crois pas une seconde bordel de m… mais va falloir que mon corps y croit, je veux dormiiiir).

Le côté positif à tout ça c’est que j’ai aussi la faculté de ressentir le positif très intensément (au point de chialer aux premières secondes d’un spectacle de mes enfants, ou parce que je passe le pont de Noirmoutier —> ne cherchez pas, il n’y en a qu’une qui peut me comprendre). 

Quand je réalise un projet artistique, je pense que cette surdose d’émotions est une grande force bien que parfois un « talon d’Achille à bien protéger ». J’imagine que c’est sûrement le lot des artistes en général. 

Mes plus beaux projets sont ceux que je réalise en essayant de faire ressentir des émotions aux personnes qui vont les recevoir. Je ne me rends pas spécialement compte de cette démarche sur le coup. Mais avec le recul, je vois bien qu’elle se retrouve dans de nombreuses réalisations.

À cela s’ajoutent la peur de ne pas plaire, le sentiment d’illégitimité et cette petite voix en boucle qui ne repère que les trucs négatifs (on voit des traces, tu as tremblé, le choix des couleurs est à améliorer…). Ta gueule Micheline !

Quelques exemples de réalisations diverses, avec leur histoire :

Mon souci là-dedans, c’est que, quand je ne crée pas pour quelqu’un de particulier, j’ai plus de mal à faire appel à mes émotions.

Pour améliorer ça, j’essaye de plus en plus de penser aux personnes qui pourraient recevoir mes illustrations ou mes tableaux. Aux enfants qui pourraient rêver devant, le soir avant de s’endormir. Ou aux adultes qui ont besoin de vivre dans un monde de douceur, ou tout du moins, de se rappeler que ça existe.

Ma dernière illustration, c’est comme ça que je l’ai imaginée.

Je l’ai appelée « Pissenlove« (Oui, j’ai des fulgurances de fou !).

Cette aquarelle plonge le spectateur dans une scène délicate. Mon petit personnage aux teintes lavande se dresse au milieu d’un champ, entouré de grandes marguerites blanches aux cœurs vibrants de jaune et d’orange. Il tient délicatement un pissenlit prêt à souffler sur le monde ses graines en forme de cœurs. Le ciel bleu clair et les brins d’herbe encadrent cette composition douce, où la grandeur des fleurs contraste avec la modestie du personnage. Les couleurs pastel et les contours fluides créent une atmosphère onirique et charmante.

Je souhaite que cette illustration toute douce trouve sa place chez vous, dans une chambre d’enfant ou dans votre vie adulte qui a aussi besoin de douceur. ❤️

Texte d’accompagnement sur le site artmajeur où je la propose en impression ou en licence

J’espère que l’illustration originale trouvera sa place un jour chez quelqu’un. Enfin si je la donne ou que je la mets en vente. Sinon ca ne va pas marcher !

Ça serait à la fois une grande fierté et un vrai bonheur de savoir qu’elle pourra accompagner quelqu’un avec sa petite touche d’amour et de douceur.

Pour finir, je vous fais un petit update de mon cours de peinture. En termes d’émotions, je suis servie ! Mais on est plutôt sur « non mais vraiment, à la fin, ça va ressembler au modèle ? » ; « ah mais je me suis collée de la peinture plein les mains, » ; « heuuu c’est ça la couleur ? ».

Alors, un trop-plein d’émotions, vous trouvez ça plutôt positif ou un vrai fardeau ?

Ah bah oui, moi je pose les questions seulement…

À vous de méditer maintenant !

Publié par Norine

Je suis moi, juste moi. Et j'aime écrire sur tout et rien parce que c'est ça qui me plait. Chaque jour, les situations auxquelles nous sommes confrontées génèrent en nous des émotions : tristes, palpitantes, drôles... Je vous les raconte...à ma façon. Des fois ça fait rire les enfants, mais aussi les grands, ça dédramatise les situations, ça permet de réfléchir aussi. Alors si toi aussi tu cherches à rendre ta vie plus douce, bienvenue ici, j'espère que je réussirai à t'arracher ce petit rire qui me plait tant. :)

2 commentaires sur « Overdose d’émotions ou véritable pouvoir créatif ? »

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