Premier bilan de ma boutique ETSY
Je pense qu’il est temps de faire un premier bilan de l’ouverture de ma boutique ETSY.
Cela fait maintenant 5 mois qu’elle est en ligne, sachant qu’elle a déjà connu une fermeture d’un mois complet lors de l’exposition en septembre.
Je manque cruellement d’articles pour la rendre visible pour l’instant. Il faut au moins 30 fiches produits pour qu’elle apparaisse un peu dans les recherches et je n’en ai que 12 à l’heure actuelle.
Autant dire que le trafic a été quasi nul malgré les posts Instagram, et les articles de blog. J’ai 0 visibilité c’est un peu catastrophique.
Je me rassure en me disant que cela se construit dans la durée et que la différence entre réussir et rater, c’est que pour réussir il ne faut rien lâcher. Mais j’avoue que c’est parfois démotivant d’écrire, de créer, de peindre, de communiquer, et de n’avoir aucune visite, aucun avis.
Bon, clairement, j’ai ma part de responsabilité.
Par exemple, j’ai d’autres illustrations à présenter mais je traîne dans la prise de photos et la création des fiches produits. C’était plus facile de faire ça en été. À cette saison, avoir de la lumière correcte pour faire des clichés de présentation, c’est compliqué. Je n’ai pas encore trouvé comment faire ça en intérieur.
Aujourd’hui il fait beau, (faisait beau… le temps que j’écrive cet article ça s’est couvert) alors je vais tenter de braver le froid et rattraper mon retard. Heureusement que je n’ai pas beaucoup de vis-à-vis parce que j’ai l’impression que je passerais pour une cinglée si les gens me voyaient faire…






Les photos sont à retravailler mais j’ai une base !
Autre exemple, je reste bloquée à procrastiner au lieu de peindre. J’ai toujours ces questions qui tournent en boucle : et si je n’ai pas ma place, et si mes personnages sont trop simples, ne plaisent pas, et si je suis pas légitime pour proposer ça, et si mes prix sont trop chers et si et si et si…
Bref, c’est mon problème de toujours mais ça me saoule, vous ne pouvez pas imaginer. On dit qu’il faut se motiver, se donner des objectifs, faire des visualisations positives, créer un tableau avec sa vie rêvée… Je crois que j’ai lu tous les posts de développement personnel de la planète et testé plein de manière de faire bouger les choses (écrire, me lever à 5h pour méditer, faire du yoga, de la sophro, de l’ostéo, de l’hypnose, faire du mindmapping, créer un fond d’écran avec ma vie de rêve, j’ai même tenté de faire du voyage chamanique !).
Quand certains me disent « il faut faire du vélo pour aller au boulot, ça fait du bien ». Bah oui j’imagine mais j’ai quand même envie de huler là, tout de suite maintenant. Quand certains jours tu ne sais déjà pas si tu vas pouvoir marcher jusqu’au bus le soir, tu tenterais vraiment l’aller-retour ?
Pour l’instant, je ne tiens rien dans la durée. L’endométriose me fatigue (même si dernièrement je vais mieux grâce à une kiné qui a trouvé de quoi me soulager MERCI) et puis au-delà de ça, je pense que j’ai réellement des séquelles des dernières années. La douleur psychique, ça ne se répare définitivement pas comme une fracture. C’est long, c’est long et c’est… long.
Du coup j’essaye d’avancer par petits pas. Monter les 4 étages et demi jusqu’à mon bureau plutôt que d’aller vers l’ascenseur, qui pourtant m’appelle (Noriiiine, je suis là). Si un collègue passe par là, ce n’est pas un cerf en bout de course dans les escaliers, c’est juste moi qui meurs entre le 3ème et le 4ème. J’ai aussi ressorti mes haltères pour retrouver de la force (oui, je fais des exercices avec ; elles ne servent pas à caler des livres).
Dans mes autres tentatives pour essayer d’exister dans la jungle d’ETSY, j’ai mis un petit budget dans de la pub. En gros, le fonctionnement, c’est que tu définis un montant journalier maximum (5 € dans mon cas) pour qu’ETSY rende tes fiches produits plus visibles, et tu ne payes qu’au clic sur tes fiches.
Comment vous dire qu’à l’heure actuelle, tout va bien, je ne suis pas ruinée. Du 6 octobre à aujourd’hui, j’enregistre 636 consultations pour… 5 clics soit un investissement de 2,08 €. Voilà voilà.

Je me suis demandé si le fait que ma première vente n’ait pas généré de commentaire est un frein pour un acheteur. Je pourrais comprendre que oui dans la mesure où pour moi, en tant que cliente, c’est un premier critère de choix.
Mais c’est le chat qui se mord la queue, car comment avoir des commentaires positifs si tu n’as pas de ventes et comment avoir des ventes si tu n’as pas de commentaires positifs ?
Tata
cri desespéré
Toi ma seule acheteuse
Toi ma seule cliente
Toi la seule à avoir fait confiance à ma petite boutique alors que tu ne pouvais même pas finaliser ton achat au début (chuuuut)
Si tu passes par là :
HELP…
Travaux en cours
Certes, je râle, c’est un peu ma nature profonde. Mais j’avance quand même.
J’ai repris deux illustrations réalisées à la tablette il y a un moment déjà, pour en faire des aquarelles. Je pense que ça devrait être pas mal !

J’ai toujours mon tableau « Home sweet gnome » en cours. Je n’arrive pas à l’avancer. Il y a quelque chose qui me bloque (le temps de lavage des pinceaux à la peinture à l’huile peut-être ? Feignante moi ? Oui tellement). Je n’arrive pas à rendre l’effet que je veux, mais en même temps, il faudrait que je travaille dessus pour réussir. Cruel dilemme…

J’ai aussi travaillé sur une carte à offrir pour l’anniversaire d’un petit voisin de mes beaux-parents. Mais vous ne la verrez pas parce que j’ai oublié de la prendre en photo, snif. J’ai une vidéo mais je n’ai pas le bon abonnement wordpress pour pouvoir vous la montrer.
Dallas, ce monde impitoyable !
Ah oui et puis mon tableau sur le Festival du film d’animation est en exposition à Bonlieu (Annecy) pendant tout le mois de novembre. Lors du vernissage, c’était drôle et stressant de voir les gens parler devant mon aquarelle. J’aurais voulu en entendre plus (ou pas…) pour savoir ce qu’ils en pensaient. Mais j’ai quand même capté quelques phrases dont « FIFA, c’est en rapport avec le foot, ça ». Heu non Jean-Pierre, pas sur ce coup là.
Quelqu’un m’a aussi dit « mais ça ne rentre pas vraiment dans le thème Couleurs d’Annecy ». Bon ben vous me connaissez un peu, je défends mon bout de gras. Donc j’ai expliqué que pour moi, les couleurs d’Annecy, ce n’étaient pas forcément les bâtiments, les plantes ou le lac. C’est aussi toute la diversité des gens.
Par exemple, ceux qui viennent voir un film tous ensemble sur le Paquier l’été. Il s’y entremêlent les histoires de vie, les amoureux qui profitent d’un moment sur leur couverture, le relou qui vient se coller à toi alors que la place est grande, celui qui part en plein film t’as pas compris pourquoi, celui qui mange son sandwich gras de l’année (un Claude ! Notre kebab annuel qu’on attend une plombe), c’est les amis qui se retrouvent, les familles aussi.


Ce qui m’a fait plaisir, c’est que les gens ont adhéré au concept et m’ont même remercié de les avoir éclairés sur mon interprétation du thème. Bon je n’ai pas remporté de prix cette année mais je ne désespère pas de conquérir le monde un jour !
Objectivement, à la fin de cet article je me rends compte que j’ai abattu pas mal de boulot quand même (oui vous écrire est une thérapie pour moi). Et encore, je ne peux pas tout vous montrer pour l’instant.
C’est peut-être ça, mon problème au final, trop d’envies, trop de projets, trop d’idées, du coup j’ai les fils qui se touchent et je me tétanise.
Je vous ai dit que j’imaginais lancer un « mailclub », que j’ai les calendriers de l’avent de mes enfants à faire et que je suis encore une fois à la bourre, que j’ai plusieurs crayonnés dans ma tablette qui attendent leur version finale pour prendre vie, que j’ai un projet de tableau pour mon beau-papa, que j’ai aussi participé à un concours de texte court (mais mon texte n’a pas été sélectionné. Si ça vous dit de le lire ? Dites-moi en commentaire).
Ah ben oui je vous déconseille la visite de mon cerveau, ça manque d’étagères Ikea !
Je vous abandonne sur une image, celle de mon tableau à l’huile en cours de réalisation. Beaucoup de boulot encore mais Trust the process !
BISOUUUUUS

